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jeudi 21 août 2008

Axe 1: Transmission des connaissances / Notion de Pouvoir:

-Comment sauvegarder les savoirs oraux ?

Depuis des siècles certains savoirs sont transmis par oral, ce sont des textes apris par coeur ou bien des enregistrements audio.Voici un paragraphe extrait d'un texte que j'ai trouvé sur un site parlant des corpus oraux, il représente ce que je pense à se sujet,
il est simple a comprendre et bien écrit je trouve.

"Comment conserver l’oral ? Quelle prise avoir sur ce patrimoine immatériel ? Le patrimoine répond en effet à une logique de
conservation et de mise en valeur, à laquelle la langue parlée, éphémère, invisible et diffuse, ne se prête guère. Ce sont donc les enregistrements qui vont devoir représenter l’interface entre la langue telle qu’elle est parlée, et son statut effectif de patrimoine.
Ils s’apparentent à des clichés instantanés de l’oral. C’est pourquoi les corpus oraux ont, ou doivent acquérir, le statut de
patrimoine immatériel. La conservation de ces documents sonores se révèle toutefois plus problématique que celle du patrimoine
matériel [...]. "


Si vous voulez l'intégralitée du texte c'est ici:
http://www.corpusdelaparole.culture.fr/spip.php?article10


Marjorie

dimanche 10 août 2008

Une connaissance peut-elle être vérité absolue? Marion

Une connaissance peut-elle être vérité absolue?

Une connaissance est considérée comme vraie lorsqu'elle est découverte puis apprise, pourtant les connaissances évoluent et une connaissance alors considérée vraie devient fausse. Dans l'Histoire un bon nombre de connaissances considérées comme vraies ont évoluées pour devenir fausse comme la forme de la Terre. En effet, l'affirmation "la Terre est plate" était une vérité jusqu'au jour où l'on a découvert que la Terre était ronde. Aujourd'hui grâce aux moyens techniques qui ont eux aussi évolués on sait que la Terre est ronde et légèrement aplatie aux pôles. Nous pouvons donc considérer cette dernière affirmation comme une vérité. Mais pouvons nous vraiment la qualifier d'absolue? Cette vérité pourrait-elle une nouvelle fois changer avec des moyens encore plus sophistiqués dans quelques années? Nous n'en sommes pas à l'abri. C'est pourquoi je pense qu'une connaissance ne peut être vérité absoluepuisqu'une conaissance est vouée à évoluer.


A knowledge can it be an absolute truth?

A knowledge is considered true when it's discover then learn, however knowledges advance and a knowledge at the time considered true become wrong. In the History, a great number of knowledges considered true became wrong like the shape of the Earth. In fact the statement "The Earth is flat" was a truth until the day we discovered the Earth is round. Today, thanks to the technology means which advance too we know that the Earth is round and flattened to the pole. So we can considered this last statement like a truth. But can we really qualified it absolute? This truth could it be a new time change with means more sophisticated in some years? We are not sheltered from this. That's why I think a knowledge can not be absolute because a knowledge is doomed to advance.

Marion

vendredi 1 août 2008

Culture scientifique et technique

Pour préparer la visite de "L'Arche de Sciences" pendant le séjour d'août

Utilisez le lien :
http://cst.univ-rennes1.fr/themes/lieuxCulture/Les+collections+d%27instruments+de+physique/

Dominique Bernard, physicien, conservateur de la collection d'instruments de physique et vice-président de la commission de culture scientifique et technique de l'Université de Rennes1

Eric Communier, Structure et Propriétés de la Matière, Sciences chimiques de Rennes1

mardi 15 juillet 2008

Dispartition des langues

L'Express du 02/11/2000 "Une langue disparaît tous les quinze jours" par Dominique Simonnet
http://sauv.free.fr/archives/express021100.htm

Claude Hagège, professeur au Collège de France

Il existe aujourd'hui, dans le monde, environ 5 000 langues parlées. Une langue disparaît tous les quinze jours! Vingt- cinq chaque année. Faites le compte: dans un siècle, si rien n'est fait, nous aurons perdu la moitié de notre patrimoine linguistique, et sans doute davantage à cause de l'accélération due aux prodigieux moyens de communication. Ce phénomène affecte les langues indonésiennes, néo-guinéennes et africaines (plus de la moitié des 860 langues de Papouasie-Nouvelle-Guinée sont en voie d'extinction, la moitié des 600 langues indonésiennes est moribonde), mais il concerne aussi les autres langues de la planète, menacées par l'anglo-américain. C'est un véritable cataclysme, qui se produit dans l'indifférence générale. Une langue qui disparaît, ce ne sont pas seulement des textes qui se perdent. C'est un pan entier de nos cultures qui tombe. Avec la langue meurt une manière de comprendre la nature, de percevoir le monde, de le mettre en mots. Avec elle disparaît une poésie, une façon de raisonner, un mode de créativité. C'est donc d'un appauvrissement de l'intelligence humaine qu'il est question. Prenez les langues dites «à classes», comme les langues africaines, qui désignent les objets en les rangeant par catégories: longs, ronds, comestibles, non comestibles, etc. Eh bien, nous perdons ces précieuses classifications que l'esprit humain avait conçues pour ordonner l'Univers, ainsi que la connaissance d'espèces vivantes.
Comment meurt une langue?Elle est généralement la victime d'une autre langue dominante, propre à ceux qui possèdent le pouvoir et l'argent ou s'imposent par l'armée, les médias, l'école; cette autre langue dispose d'une hégémonie politique, économique, sociale, et, surtout, elle a du prestige. En Inde, en Afrique, nombre de langues qui ont pourtant résisté à la colonisation sont aujourd'hui menacées par les grandes langues indiennes ou africaines, comme le swahili, le peul (en Afrique centrale), le haoussa (au Niger et au Cameroun) ou le ouolof (au Sénégal), particulièrement dangereuses parce qu'elles ne sont pas suspectes d'être des langues de l'étranger et possèdent le prestige des grandes langues africaines. Une langue qui n'est plus parlée par les enfants est menacée. C'est ainsi que disparaît petit à petit la diversité linguistique. Beaucoup de familles de la bourgeoisie, dans divers pays du monde, ont adopté l'anglais comme langue de prestige. L'anglais conduit les langues à l'extinction, comme le latin autrefois.
Ecrire une grammaire, un dictionnaire, c'est la seule manière de sauver une langue. Mais cela ne suffit pas: pour qu'elle se parle derechef, il faut aussi une vraie volonté, un vrai désir de la communauté.
Y a-t-il des exemples où ce désir s'est exercé?Le plus spectaculaire, c'est, bien sûr, l'hébreu. Dans les années 1920-1925, il était mort depuis 2 520 ans. Depuis que Nabuchodonosor II avait exilé les juifs à Babylone, six cents ans avant la naissance de Jésus-Christ, même celui-ci, Yeochoua de Nazareth, parlait araméen, comme tous les juifs de son temps. En 1920, la diaspora parlait le judéo-allemand ou yiddish, le judéo-espagnol ou judesmo. L'hébreu avait perdu la parole, mais il imprégnait toujours la vie rituelle, puisqu'on s'en servait comme langue liturgique. Grâce, notamment, à Ben Yehuda, jeune juif russe, on est revenu à la langue des origines. Pourquoi? Parce que l'on disposait d'une littérature énorme, de la Bible, bien sûr. Mais aussi parce qu'une volonté gigantesque s'est manifestée, celle de la survie, qui faisait face à la longue série de tentatives de génocide, depuis Amalek jusqu'à Hitler. Si une société humaine veut vraiment ressusciter sa langue, elle le peut.
Paradoxalement, ce qui peut sauver les langues, c'est le réveil des nationalismes.Neuf fois sur dix, le nationalisme politique se double d'un nationalisme linguistique. Après la Seconde Guerre mondiale, lors de la partition de l'Inde et de la création du Pakistan, les gens se sont battus de manière sanglante pour distinguer deux variantes de la même langue: l'ourdou, la variante musulmane, et le hindi, la variante brahmanique, qui sont aujourd'hui en passe de devenir deux langues distinctes. Regardez les Croates: ils ne rêvent que de construire un croate différent du serbe, en puisant dans les dialectes de Dubrovnik ou d'ailleurs. Je crois pourtant qu'il y a un «bon» nationalisme, une renaissance du sentiment identitaire, qui profite aux langues. Mais la condition principale pour sauver les langues, notamment pour les pays d'Europe face aux Etats-Unis, c'est la construction d'une puissance économique. L'anglo-américain est envahissant parce qu'il est la langue des pays les plus puissants. La vraie réponse à la question linguistique est économique.
L'aptitude au langage est ce qui nous distingue des singes. Et nos langues sont ce que nous avons de plus humain. C'est une bonne raison pour les défendre, non?

Capitaliser des connaissances










LA CAPITALISATION DES CONNAISSANCES DE L'ENTREPRISE, SYSTEME DE PRODUCTION DE CONNAISSANCES
Contribution de : Michel GRUNDSTEIN http://membres.lycos.fr/veille/connaissances.htm





Repérer et rendre visibles les connaissances de l'entreprise, pouvoir les conserver, les accéder et les actualiser, savoir les diffuser et mieux les utiliser, les mettre en synergie et les valoriser, deviennent des sujets de préoccupations actuels, que nous rassemblons sous l'expression générique de "Capitalisation des connaissances de l'entreprise"
A partir d'enseignements issus de notre pratique, nous avons élaboré une démarche qui tente d'apporter des éléments de réponse à ces attentes. Cette démarche a pour but d'identifier les endroits et les situations qui demandent une capitalisation des connaissances et de justifier cette opération : Où doit-on lancer une opération de capitalisation des connaissances ? Quelles connaissances doit-on capitaliser ? Pourquoi ?
L'objet de l'intervention est de présenter et de porter à la discussion le principe directeur de cette démarche qui est fondé sur la perception de l'entreprise comme système de production de connaissances.
INTRODUCTION
Notre expérience du développement de systèmes à base de connaissances dans le groupe Framatome depuis 1984 a mis en lumière les potentialités de l'ingénierie des connaissances et des technologies de l'intelligence artificielle : - Le développement de Systèmes à base de connaissances permet, pour chaque projet, de formaliser une partie du savoir-faire attaché à un produit, un procédé, une fabrication, un processus de travail, tout en provoquant une amélioration des activités coutumières des personnes. - Le travail de modélisation, pratiqué par les ingénieurs de la connaissance sur les connaissances détenues par les personnes directement engagée dans les processus de production de l'entreprise, provoque des phénomènes de clarification et d'approfondissement des problèmes et de renforcement des compétences. Mais surtout, ce travail, en modifiant notre façon de poser les problèmes, ouvre des perspectives nouvelles : il améliore considérablement notre aptitude à saisir la complexité des situations et des problèmes rencontrés ; par là même, il nous permet de trouver des solutions mieux adaptées et accroît notre capacité d'innovation. Dans le même temps nous avons constaté les faiblesses résultant du peu d'importance accordé, la plupart du temps, à la mémorisation des connaissances : le plus souvent pressés par le temps et soumis au poids des contraintes économiques, les acteurs opérationnels ne disposent pas des ressources (humaines et financières) qui seraient nécessaires à la pérennisation des connaissances. Cela a fait émerger la notion de "Capitalisation des connaissances de l'entreprise" et nous a conduit au développement d'une démarche destinée a identifier les problèmes et à clarifier les besoins en connaissances. Les expérimentations de terrains, qui se sont déroulées dès 1991, ont contribués à la construction des principes qui structurent notre démarche et qu'il convient maintenant de rendre opératoires. L'objet de cette communication est de présenter et de porter à la discussion le principe directeur de cette démarche. Dans un premier temps, en nous fondant sur quatre observations, nous tenterons de préciser ce que nous entendons par "Capitaliser les connaissances de l'entreprise". Puis, dans un deuxième temps, nous aborderons le principe directeur de notre démarche et ses caractéristiques essentielles afin d'ouvrir la voie à la discussion.
CAPITALISER LES CONNAISSANCES DE L'ENTREPRISE
"Capitaliser les connaissances de l'entreprise" c'est considérer certaines connaissances utilisées et produites par l'entreprise comme un ensemble de richesses et en tirer des intérêts contribuant à augmenter son capital. Cette définition appelle quatre observations qui portent respectivement sur les connaissances de l'entreprise, les facettes de la capitalisation de ces connaissances, la notion de compétence, le positionnement de la capitalisation des connaissances par rapport à la gestion des compétences et l'organisation de l'entreprise.
Les connaissances de l'entreprise
Les connaissances de l'entreprise comprennent d'une part, des savoirs spécifiques qui caractérisent ses capacités d'étude, de réalisation, de vente et de support de ses produits et de ses services, d'autre part, des savoir-faire individuels et collectifs qui caractérisent ses capacités d'action, d'adaptation et d'évolution. Emmagasinées dans les archives, les armoires et les têtes des personnes, elles sont constituées d'éléments tangibles (les données, les procédures, les plans, les modèles, les algorithmes, les documents d'analyse et de synthèse) et d'éléments immatériels (les habilités, les tours de mains, les "secrets de métiers", les logiques d'action individuelles et collectives non-écrites, les connaissances de l'historique et des contextes décisionnels). Elles sont représentatives de l'expérience et de la culture de l'entreprise. Diffuses, hétérogènes, incomplètes ou redondantes, elles sont fortement marquées par les circonstances de leur création. Lorsqu'elles sont formalisées, elles n'expriment pas le "non-dit" de ceux qui les ont mises en forme et qui pourtant est nécessaire à leur interprétation. De plus, on constate que les connaissances collectives d'une entreprise sont le plus souvent transmises oralement et selon une logique "maître/apprenti". En l'absence de ceux qui les ont formalisées, ces connaissances sont difficiles à repérer et à exploiter, dans d'autres situations et à d'autres fins que celles dans lesquelles elles ont été créées. En d'autres termes, on peut dire que l'exploitation et la valorisation des connaissances de l'entreprise dépendent fortement des savoir-faire de ses employés et de la continuité de leur présence dans l'entreprise. Aussi, au delà des savoirs tangibles formalisés et archivés, les connaissances de l'entreprise représentent une ressource immatérielle extrêmement volatile. Cela est résumé sur la figure 1 où les connaissances de l'entreprise sont représentée selon deux grandes catégories : les savoirs et les savoir-faire.
Figure 1 : Les deux grandes catégories de connaissances dans l'entreprise
Ce schéma, engendre une logique de capitalisation qui procède selon deux axes : - un axe orienté gestion des savoirs (gestion des données techniques, gestion documentaire, gestion des configurations) ; - un axe orienté formalisation des savoir-faire (acquisition/représentation des domaines de connaissances et des raisonnements portant sur ces connaissances).
Les facettes de la problématique de "Capitalisation des connaissances de l'entreprise"
En fait, toutes les connaissances utilisées et produites par l'entreprise ne présentent pas la même valeur. Une des premières tâches est de repérer les connaissances stratégiques c'est-à-dire les savoirs et les savoir-faire qui sont strictement nécessaires au déroulement des processus essentiels qui constituent le coeur des activités de l'entreprise : il faut les identifier et les localiser. Ensuite il faut les préserver c'est-à-dire les modéliser, les formaliser et les archiver. Il faut les valoriser, les mettre au service du développement et de l'expansion de l'entreprise c'est-à-dire les rendre accessibles selon certaines règles de confidentialité et de sécurité, les diffuser, les exploiter, les combiner et créer des connaissances nouvelles . Enfin, il faut pouvoir les actualiser c'est-à-dire les mettre à jour et les enrichir au fur et à mesure des retours d'expériences et de la création de connaissances nouvelles (voir figure 2).

Le mouvement sceptique



Le mouvement sceptique

PLAN DE COURS ET JOURNAL DE BORD - Professeur : Michel Robert - Cégep du Vieux Montréal


Face à un déferlement continuel d'informations de toutes sortes, dont il est extrêmement difficile de savoir lesquelles sont fiables ou douteuses, il importe de développer son esprit critique. En effet, les sectes ne font-elles pas des victimes? les pseudosciences n'induisent-elles pas des personnes en erreur? les sciences occultes n'exploitent-elles pas la crédulité des gens? Toute personne intelligente voudra éviter de sombrer dans ces pièges et cherchera à découvrir la vérité. Même les adeptes des sectes sont persuadés d'avoir trouvé la vérité; ils pensent que leur vision de la réalité est la seule véritablement vraie!
Les rationalistes ne sont pas des gens bien différents des autres: ils peuvent apprécier un poème ou s'intéresser au cinéma fantastique, cependant, ils décident de croire plus volontiers ce que leur propre raison et leur expérience leur enseigne plutôt qu'à ce qu'un maître ou un devin leur disent de croire. Les rationalistes ne sont pas nécessairement des êtres sans foi ni croyance: seulement, ils ne croient que ce qui leur semble rationnel de croire: ce qui a été démontré suffisamment par la logique ou l'expérience. Ainsi les rationalistes sont-ils souvent sceptiques. Et quelquefois leur scepticisme devient militant.
Le mouvement sceptique
Le mouvement sceptique est une série d'organisations dédiées à investiguer les prétentions du paranormal et à dénoncer les charlatans au nom de la raison. Ils publient des revues périodiques, organisent des rencontres, confrontent des médiums, organisent des échanges d'idées (notamment par des forums sur Internet). Le plus célèbre d'entre eux est James Randi dont vous avez déjà lu un texte. James Randi est un illusionniste professionel qui a consacré sa vie à découvrir et à dévoiler les «trucs» des charlatans. Par exemple, lors de la vérification de l'expérience sur la mémoire de l'eau, commandée par la célèbre revue britannique Nature, il a contribué à montrer que les savants impliqués n'avaient pas respecté les principes de bases de la méthode scientifique, comme le principe du double aveugle, et donc que leurs présumés résultats étaient sans aucune valeur.
Principe du double aveugle: principe de méthode scientifique en vertu duquel celui qui prend les mesures ne doit pas connaître la provenance des échantillons, ni l'hypothèse qu'on cherche à vérifier. S'il y a des sujets humains, ils ne doivent pas savoir exactement ce que l'on cherche à mesurer ou à démontrer. Il faut en effet éviter que les résultats des observations soient influencés par les attentes des chercheurs.

Types de connaissances


Savoir et connaissance
Extrait de : Robert Tremblay, Vers une écologie humaine, Éd. McGraw-Hill, 1990, 172 pages, p. 121-123. [Reproduit avec autorisation].



« La connaissance : entre théorie et expérience
Un autre secteur d'activité de l'environnement culturel joue un rôle très important dans les rapports entre l'être humain et son milieu: celui du développement de nos connaissances. Mais qu'est-ce que la connaissance? Distinguons tout d'abord savoir et connaissance. Le savoir d'un individu ou d'une société est l'ensemble des représentations que cette personne ou cette collectivité tiennent pour vraies à propos de la réalité. Le concept de connaissance est plus restrictif, il recouvre l'ensemble du savoir pratique, des techniques et des sciences qui, d'une manière ou d'une autre, ont fait leurs preuves dans la pratique. Quelle que soit la conception qu'un individu ou un groupe se fait des critères de la scientificité, elle suppose toujours une certaine discrimination dans l'ensemble du savoir. À notre époque, la connaissance scientifique ne recouvre que les théories formellement correctes (logiques) et empiriquement validées (basées sur les faits). Il faut distinguer soigneusement ces trois concepts: le savoir, la connaissance et la science.
Comme nous pouvons le constater, la science est une forme particulière de connaissance alors que la connaissance est une forme particulière de savoir. Le savoir est basé sur l'opinion alors que la connaissance est basée sur la raison (qui est une forme spéciale de procédure pour établir ses opinions). Enfin, la science est basée sur la preuve (qui est une forme particulièrement rigoureuse de procédure rationnelle). Il existe donc un savoir non fondé sur la raison, comme il existe des connaissances valables mais non scientifiques. Ces distinctions sont importantes si l'on veut bien comprendre le sens de ce qui suit. (voir Figure 1: Savoir et connaissance )
La connaissance pratique
À l'origine, l'humanité possédait deux formes élémentaires de savoir: la connaissance pratique et le mythe. La connaissance pratique se transmettait et s'enrichissait de génération en génération pendant que les techniques se perfectionnaient. D'abord chasseur-cueilleur, pêcheur et nomade, l'être humain est passé de l'utilisation de la hache de silex à la maîtrise des métaux, à l'élevage et à l'agriculture. Aujourd'hui, l'extension de notre connaissance pratique est considérable: elle va des techniques de construction aux soins domestiques, de l'électrotechnique aux soins de santé, de la mécanique à l'art de parler en public!
Communiquée d'abord sous forme orale et par l'exemple, comme au Moyen Âge dans la transmission des techniques artisanales entre un maître et ses apprentis, la connaissance pratique s'est ensuite inscrite dans les livres et est maintenant enseignée aussi bien dans la famille qu'à l'école ou à la télévision. La connaissance pratique est un vaste ensemble de techniques d'usage et de transformation de la matière autant que de production et de transmission d'informations. Dépendante d'un contexte culturel donné, elle n'en conserve pas moins un certain caractère de rationalité déterminé par les contraintes de la vie pratique. Manger, se vêtir, se loger, se déplacer, accomplir les diverses tâches essentielles à notre survie ou à la production des biens et services propres à un contexte social donné; l'accomplissement de toutes ces fonctions suppose l'apprentissage et la transmission d'une connaissance pratique qui est soit partagée par l'ensemble des membres adultes d'une collectivité (comment se servir d'un téléphone par exemple), soit le fait d'un sous-groupe particulier (par exemple les électriciens).
On néglige très souvent de considérer le rôle central de la connaissance pratique dans la vie sociale et individuelle. Il suffit pourtant de songer à l'abondance des apprentissages techniques auxquels sont soumis les enfants pour en mesurer l'importance. De la marche à l'utilisation des produits toxiques, de l'écriture à l'arithmétique, de la nage à l'utilisation des appareils électriques, l'enfant acquiert — en même temps que certaines valeurs et formes de jugements qui relèvent du savoir en général — une somme considérable de connaissances empiriques concernant l'usage des objets dans son environnement. Les ouvriers, les travailleuses, les artisans et les techniciennes sont des spécialistes d'une certaine connaissance pratique. Sans eux et elles, rien ne fonctionnerait et notre environnement se dégraderait rapidement! Leur importance sociale est sans égale, même si dans nos sociétés nous valorisons plus volontiers le travail intellectuel ou le travail de création que le travail manuel et technique. De manière générale, la connaissance pratique concerne le monde des activités concrètes et se transmet principalement sous la forme d'apprentissages techniques et d'applications.»

mardi 8 juillet 2008

Transmission des savoirs

N'oubliez pas de libeller l'axe 1 avec le mot Transmission