http://guilde.jeunes-chercheurs.org/Reflexions/Recrutements/poster_fete_science.pdf
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Réalisé par des chercheurs du Laboratoire de Physique de l'ENS Lyon
mardi 29 juillet 2008
Recherche Fondamentale et Recherche Appliquée, des notions qui ne veulent rien dire
Par Marc Rousset, CNRS, le 4 mars 2004
http://www.sauvonslarecherche.fr/
Faire de la recherche c’est utiliser une démarche scientifique pour étudier et comprendre. C’est explorer par le raisonnement et l’expérience des domaines encore inconnus de notre univers dans son sens le plus large. L’aboutissement de l’activité de recherche est un enrichissement de la connaissance disponible pour l’humanité, composée d’une multitude de découvertes qui nous conduisent à mieux comprendre le monde qui nous entoure, la nature, nous même. L’accroissement de notre connaissance collective nous permet d’élever notre niveau de pensée, nous amène à développer de nouveau concepts et nous apporte les outils de l’innovation. Par conséquent, sans recherche il ne peut y avoir d’innovations, et sans innovation il ne peut y avoir d’applications. L’activité exploratoire de la recherche s’arrête donc quand un niveau de connaissance suffisant du domaine étudié a été atteint. La compréhension théorique nouvelle de l’objet de l’étude va maintenant laisser place au développement, l’homme va alors pouvoir bénéficier des avantages que lui procurent sa connaissance.
La notion de « recherche appliquée » est donc un non sens, de même que celle de « recherche fondamentale » . Ces termes sont extrêmement dangereux car ils faussent d’une façon perverse la perception de l’activité de recherche. A la notion de « recherche appliquée » sont associées les idées de recherche utile, rentable, pratiquée dans l’industrie et source de brevets. En revanche, à la notion de « recherche fondamentale » sont associées les idées de recherche inutile, non rentable, on ne sait pas ce que l’on cherche ni pourquoi on le cherche. C’est en parti à cause de cette vision dichotomique et idiote du monde de la recherche que certains en sont venus à penser que la recherche n’était pas indispensable.
Nous ne devons parler que de Recherche et de Développement. Ce sont les seuls mots qui conviennent à la description de la démarche scientifique et de l’utilisation des découvertes. Rétablir le sens du mot Recherche permet de comprendre que la science est à l’origine de toutes les découvertes et est la source de l’innovation. Le développement c’est l’utilisation de connaissances déjà acquises, et éventuellement l’amélioration d’un procédé sur la base de nouvelles connaissances. Le développement est source de brevets, c’est le vecteur par lequel va se concrétiser la création de richesse qu’assure l’accroissement de la connaissance, mais du développement ne naîtront jamais de nouveaux concepts.
L’innovation et le développement de nouveaux concepts sont vitaux aux maintient de notre activité économique et de notre niveau social. Ce sont les seuls moyens à notre disposition pour la création d’une forte valeur ajoutée pour nos produits industriels, essentielle au maintient de notre richesse nationale. Investir dans la recherche est donc une nécessité absolue, et nous arriverons mieux à convaincre si nous expliquons clairement que le Développement sans Recherche c’est comme une fontaine sans source, et que l’abandon d’activités de recherches conduit à la régression sociale. Mais pour cela, utilisons les mots justes.
http://www.sauvonslarecherche.fr/
Faire de la recherche c’est utiliser une démarche scientifique pour étudier et comprendre. C’est explorer par le raisonnement et l’expérience des domaines encore inconnus de notre univers dans son sens le plus large. L’aboutissement de l’activité de recherche est un enrichissement de la connaissance disponible pour l’humanité, composée d’une multitude de découvertes qui nous conduisent à mieux comprendre le monde qui nous entoure, la nature, nous même. L’accroissement de notre connaissance collective nous permet d’élever notre niveau de pensée, nous amène à développer de nouveau concepts et nous apporte les outils de l’innovation. Par conséquent, sans recherche il ne peut y avoir d’innovations, et sans innovation il ne peut y avoir d’applications. L’activité exploratoire de la recherche s’arrête donc quand un niveau de connaissance suffisant du domaine étudié a été atteint. La compréhension théorique nouvelle de l’objet de l’étude va maintenant laisser place au développement, l’homme va alors pouvoir bénéficier des avantages que lui procurent sa connaissance.
La notion de « recherche appliquée » est donc un non sens, de même que celle de « recherche fondamentale » . Ces termes sont extrêmement dangereux car ils faussent d’une façon perverse la perception de l’activité de recherche. A la notion de « recherche appliquée » sont associées les idées de recherche utile, rentable, pratiquée dans l’industrie et source de brevets. En revanche, à la notion de « recherche fondamentale » sont associées les idées de recherche inutile, non rentable, on ne sait pas ce que l’on cherche ni pourquoi on le cherche. C’est en parti à cause de cette vision dichotomique et idiote du monde de la recherche que certains en sont venus à penser que la recherche n’était pas indispensable.
Nous ne devons parler que de Recherche et de Développement. Ce sont les seuls mots qui conviennent à la description de la démarche scientifique et de l’utilisation des découvertes. Rétablir le sens du mot Recherche permet de comprendre que la science est à l’origine de toutes les découvertes et est la source de l’innovation. Le développement c’est l’utilisation de connaissances déjà acquises, et éventuellement l’amélioration d’un procédé sur la base de nouvelles connaissances. Le développement est source de brevets, c’est le vecteur par lequel va se concrétiser la création de richesse qu’assure l’accroissement de la connaissance, mais du développement ne naîtront jamais de nouveaux concepts.
L’innovation et le développement de nouveaux concepts sont vitaux aux maintient de notre activité économique et de notre niveau social. Ce sont les seuls moyens à notre disposition pour la création d’une forte valeur ajoutée pour nos produits industriels, essentielle au maintient de notre richesse nationale. Investir dans la recherche est donc une nécessité absolue, et nous arriverons mieux à convaincre si nous expliquons clairement que le Développement sans Recherche c’est comme une fontaine sans source, et que l’abandon d’activités de recherches conduit à la régression sociale. Mais pour cela, utilisons les mots justes.
Science, religion et métaphysique
http://atheisme.free.fr/Religion/Metaphysique_science.htm
Utilisez le lien ! Le tableau vous permet de comparer selon leurs principales caractéristiques ces trois grands fournisseurs de réponses que sont la religion, la métaphysique et la science.
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Science et Réligion
"La démarche scientifique n'utilise pas le verbe croire; la science se contente de proposer des modèles explicatifs provisoires de la réalité; et elle est prête à les modifier dès qu'une information nouvelle apporte une contradiction. Pourquoi les religions n'en feraient-elles pas autant ?" (Albert Jacquard / né en 1925 / Petite philosophie à l'usage des non-philosophes / 1997)
http://atheisme.free.fr/index.html
Une définition de la science
Une science est l'ensemble des connaissances théoriques et pratiques sur un domaine donné, sur une catégorie de phénomènes ou d'objets. Ces connaissances sont bâties soit sur des principes évidents ou démontrables, soit sur des raisonnements vérifiés par l'expérimentation. Il y a presque autant de sciences, de spécialités scientifiques, que de domaines étudiés, mais les méthodes générales d'acquisition de ces connaissances sont les mêmes. Une connaissance est dite scientifique s'il est possible de la contrôler par des faits, par l'expérience. Elle est vérifiable et objective.La science désigne l'ensemble des sciences définies ci-dessus. L'épistémologie est la philosophie et la théorie des sciences. C'est l'étude des méthodes d'acquisition des connaissances scientifiques et des problèmes qu'elles soulèvent. L'épistémologie s'efforce de dégager une méthode universelle qui unifierait toutes les démarches scientifiques.La science s'oppose à l'opinion qui est une affirmation arbitraire et subjective par définition. L'opinion se fonde sur un sentiment vague de la réalité, sans connaissance scientifique de celle-ci.On peut distinguer plusieurs sortes de sciences :
Les sciences formelles :
C'est le cas des mathématiques et de la logique qui s'appuient sur des axiomes et des déductions. Il n'y a pas de vérification par l'expérience.
Les sciences expérimentales ou empiriques :
physique, chimie, sciences de la nature, biologie, médecine. Elles cherchent à établir à l'aide de mathématiques des "lois" ou des rapports constants (les mêmes causes produisent les mêmes effets), pour décrire les relations entre différents phénomènes. Les travaux sont validés par des contrôles expérimentaux.
Les sciences humaines :
psychologie, sociologie, histoire, linguistique, politique, etc. lorsqu'on leur applique les méthodes et le langage des sciences expérimentales. Elles deviennent alors un cas particulier des sciences naturelles. La nature même de leur objet - l'homme - et leur complexité ont conduit le positivisme, fondé par Auguste Comte, à les placer au sommet de la hiérarchie des sciences. Lorsque les sciences humaines sont fondées non sur l'expérimentation ou la compréhension objectives des phénomènes, mais sur l'interprétation des intentions humaines, on parle d'herméneutique (ex : symboles religieux, mythes, émotions, art...).
Remarques sur les sciences formelles
Les mathématiques et la logique ne sont pas des sciences comme les autres. Elles sont rigoureuses, précises, certaines; cependant, elles ne sont porteuses d'aucune connaissance réelle. On peut les considérer comme des outils, des instruments, pouvant être utilisés autant par les sciences expérimentales que par d'autres activités humaines. En fait, il s'agit, à proprement parlé, d'un langage, d'une construction linguistique vide de tout contenu, qui permet de manipuler des objets et de les mettre en relation les uns avec les autres.Pour les mathématiques, la notion d'existence correspond uniquement à l'absence de contradiction engendrée par un énoncé. Ce n'est pas une existence réelle, mais purement formelle.
Remarques sur les sciences du réel
En ce qui concerne les énoncés relatifs à la réalité (par opposition aux sciences formelles), leur vérité ou fausseté ne peut être établie que si l'on a recours à l'expérience, c'est-à-dire à l'observation directe ou indirecte. Une philosophie ou une argumentation métaphysique bâtie sur une construction logique, rationnelle, rigoureuse, cohérente, n'est donc pas pour autant une connaissance scientifique. Elle n'a, en effet, pas de lien avec le réel et ne peut être soumise à l'observation.Il est, en outre, généralement admis qu'un énoncé scientifique n'a un sens que si l'on peut préciser par quelle expérimentation on pourrait le contrôler. Il ne suffit donc pas qu'un énoncé soit cohérent, logiquement ou grammaticalement, il ne doit pas pouvoir échapper à l'alternative du vrai et du faux.
Les réponses apportées par la religion
De tout temps l'homme s'est posé des questions sur la nature, sur la vie, sur lui-même... Son besoin de connaissance est immense et va croissant. Dès qu'une question est résolue, une autre, dix autres surgissent.La religion, la première, a tenté d'apporter des réponses à ces questions, le plus souvent sous forme de certitudes puisées dans une Révélation divine (cas des grands monothéismes).L'usage de rationalité et la libération progressive de la pensée de l'emprise des religions ont permis à la métaphysique d'échafauder des théories explicatives, certes basées sur un raisonnement logique mais purement spéculatif car inaccessible à l'expérimentation.Au siècle des "Lumières", les sciences qui entraient dans leur époque moderne, ont pris conscience de l'impossibilité, en raison des limites mêmes de la condition humaine, d'acquérir des connaissances au-delà de l'expérience et donc de la vanité de la quête de l'absolu.La science, par ses méthodes, sa rigueur, son humilité (elle ne prétend pas donner des réponses immuables ou des certitudes), ses résultats concrets et vérifiables expérimentalement, donne des réponses qui sont quasi universellement admises (quasi, car il existe encore des créationnistes !). Les domaines couverts par la science sont de plus en plus larges, ce qui oblige les religions et la métaphysique à se repositionner régulièrement par rapport à elle.La curiosité et l'intérêt de l'homme pour ce qui l'entoure sont tels que les questions qui ne sont pas encore résolues par la science ne sont pas prêtes de s'épuiser. La religion et la métaphysique, qui se nourrissent de l'ignorance des hommes, ont encore du grain à moudre. La critique obstinée des vérités "révélées" par les religions ou des abstractions réifiées, puis déifiées par la métaphysique, est un combat indispensable pour que l'homme puisse réellement prendre entre ses mains sa destinée et rendre le monde plus humain.
http://atheisme.free.fr/index.html
Une définition de la science
Une science est l'ensemble des connaissances théoriques et pratiques sur un domaine donné, sur une catégorie de phénomènes ou d'objets. Ces connaissances sont bâties soit sur des principes évidents ou démontrables, soit sur des raisonnements vérifiés par l'expérimentation. Il y a presque autant de sciences, de spécialités scientifiques, que de domaines étudiés, mais les méthodes générales d'acquisition de ces connaissances sont les mêmes. Une connaissance est dite scientifique s'il est possible de la contrôler par des faits, par l'expérience. Elle est vérifiable et objective.La science désigne l'ensemble des sciences définies ci-dessus. L'épistémologie est la philosophie et la théorie des sciences. C'est l'étude des méthodes d'acquisition des connaissances scientifiques et des problèmes qu'elles soulèvent. L'épistémologie s'efforce de dégager une méthode universelle qui unifierait toutes les démarches scientifiques.La science s'oppose à l'opinion qui est une affirmation arbitraire et subjective par définition. L'opinion se fonde sur un sentiment vague de la réalité, sans connaissance scientifique de celle-ci.On peut distinguer plusieurs sortes de sciences :
Les sciences formelles :
C'est le cas des mathématiques et de la logique qui s'appuient sur des axiomes et des déductions. Il n'y a pas de vérification par l'expérience.
Les sciences expérimentales ou empiriques :
physique, chimie, sciences de la nature, biologie, médecine. Elles cherchent à établir à l'aide de mathématiques des "lois" ou des rapports constants (les mêmes causes produisent les mêmes effets), pour décrire les relations entre différents phénomènes. Les travaux sont validés par des contrôles expérimentaux.
Les sciences humaines :
psychologie, sociologie, histoire, linguistique, politique, etc. lorsqu'on leur applique les méthodes et le langage des sciences expérimentales. Elles deviennent alors un cas particulier des sciences naturelles. La nature même de leur objet - l'homme - et leur complexité ont conduit le positivisme, fondé par Auguste Comte, à les placer au sommet de la hiérarchie des sciences. Lorsque les sciences humaines sont fondées non sur l'expérimentation ou la compréhension objectives des phénomènes, mais sur l'interprétation des intentions humaines, on parle d'herméneutique (ex : symboles religieux, mythes, émotions, art...).
Remarques sur les sciences formelles
Les mathématiques et la logique ne sont pas des sciences comme les autres. Elles sont rigoureuses, précises, certaines; cependant, elles ne sont porteuses d'aucune connaissance réelle. On peut les considérer comme des outils, des instruments, pouvant être utilisés autant par les sciences expérimentales que par d'autres activités humaines. En fait, il s'agit, à proprement parlé, d'un langage, d'une construction linguistique vide de tout contenu, qui permet de manipuler des objets et de les mettre en relation les uns avec les autres.Pour les mathématiques, la notion d'existence correspond uniquement à l'absence de contradiction engendrée par un énoncé. Ce n'est pas une existence réelle, mais purement formelle.
Remarques sur les sciences du réel
En ce qui concerne les énoncés relatifs à la réalité (par opposition aux sciences formelles), leur vérité ou fausseté ne peut être établie que si l'on a recours à l'expérience, c'est-à-dire à l'observation directe ou indirecte. Une philosophie ou une argumentation métaphysique bâtie sur une construction logique, rationnelle, rigoureuse, cohérente, n'est donc pas pour autant une connaissance scientifique. Elle n'a, en effet, pas de lien avec le réel et ne peut être soumise à l'observation.Il est, en outre, généralement admis qu'un énoncé scientifique n'a un sens que si l'on peut préciser par quelle expérimentation on pourrait le contrôler. Il ne suffit donc pas qu'un énoncé soit cohérent, logiquement ou grammaticalement, il ne doit pas pouvoir échapper à l'alternative du vrai et du faux.
Les réponses apportées par la religion
De tout temps l'homme s'est posé des questions sur la nature, sur la vie, sur lui-même... Son besoin de connaissance est immense et va croissant. Dès qu'une question est résolue, une autre, dix autres surgissent.La religion, la première, a tenté d'apporter des réponses à ces questions, le plus souvent sous forme de certitudes puisées dans une Révélation divine (cas des grands monothéismes).L'usage de rationalité et la libération progressive de la pensée de l'emprise des religions ont permis à la métaphysique d'échafauder des théories explicatives, certes basées sur un raisonnement logique mais purement spéculatif car inaccessible à l'expérimentation.Au siècle des "Lumières", les sciences qui entraient dans leur époque moderne, ont pris conscience de l'impossibilité, en raison des limites mêmes de la condition humaine, d'acquérir des connaissances au-delà de l'expérience et donc de la vanité de la quête de l'absolu.La science, par ses méthodes, sa rigueur, son humilité (elle ne prétend pas donner des réponses immuables ou des certitudes), ses résultats concrets et vérifiables expérimentalement, donne des réponses qui sont quasi universellement admises (quasi, car il existe encore des créationnistes !). Les domaines couverts par la science sont de plus en plus larges, ce qui oblige les religions et la métaphysique à se repositionner régulièrement par rapport à elle.La curiosité et l'intérêt de l'homme pour ce qui l'entoure sont tels que les questions qui ne sont pas encore résolues par la science ne sont pas prêtes de s'épuiser. La religion et la métaphysique, qui se nourrissent de l'ignorance des hommes, ont encore du grain à moudre. La critique obstinée des vérités "révélées" par les religions ou des abstractions réifiées, puis déifiées par la métaphysique, est un combat indispensable pour que l'homme puisse réellement prendre entre ses mains sa destinée et rendre le monde plus humain.
La résolution 1580 sur les dangers du créationnisme dans l’éducation
adoptée par l'Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, le 4 octobre 2007
http://assembly.coe.int/Main.asp?link=/Documents/AdoptedText/ta07/FRES1580.htm
Extraits
1. L’objectif de la présente résolution n’est pas de mettre en doute ou de combattre une croyance – le droit à la liberté de croyance ne le permet pas. Le but est de mettre en garde devant certaines tendances à vouloir faire passer une croyance comme science. Il faut séparer la croyance de la science. Il ne s’agit pas d’antagonisme. Science et croyance doivent pouvoir coexister. Il ne s’agit pas d’opposer croyance à science, mais il faut empêcher que la croyance ne s’oppose à la science.
2. Pour certains, la création, reposant sur une conviction religieuse, donne un sens à la vie. Toutefois l’Assemblée parlementaire s’inquiète de l’influence néfaste que pourrait avoir la diffusion de thèses créationnistes au sein de nos systèmes éducatifs et de ses conséquences sur nos démocraties. Le créationnisme, si l’on n’y prend garde, peut être une menace pour les droits de l’homme qui sont au cœur des préoccupations du Conseil de l’Europe. […]
5. Les créationnistes remettent en cause le caractère scientifique de certaines connaissances et présentent la théorie de l’évolution comme une interprétation parmi d’autres. Ils accusent les scientifiques de ne pas fournir de preuves suffisantes pour valider le caractère scientifique de la théorie de l’évolution. A contrario, les créationnistes défendent la scientificité de leurs propos. Tout ceci ne résiste pas à une analyse objective. […]
7. Le risque est grand, en effet, que ne s’introduise dans l’esprit de nos enfants une grave confusion entre le registre des convictions, des croyances, des idéaux de tout type et le plan de la science. Une attitude « tout se vaut » peut être d’apparence sympathique et tolérante mais en réalité dangereuse. […]
9. L’Assemblée a constamment affirmé que la Science faisait partie de ses fondements. La Science a permis une amélioration considérable des conditions de vie et de travail, et est un facteur non négligeable de développement économique, technologique et social. La théorie de l’évolution n’a rien d’une révélation, elle s’est construite à partir des faits.
10. Le créationnisme prétend à la rigueur scientifique. En réalité, les méthodes utilisées par les créationnistes sont de trois types : des affirmations purement dogmatiques, l’utilisation déformée de citations scientifiques illustrées parfois par de somptueuses photos et le recours à la caution de scientifiques de renom qui ne sont, la plupart du temps, pas spécialistes de ces questions. Par cette démarche, les créationnistes entendent séduire et distiller le doute et la perplexité dans les esprits des non-spécialistes. […]
15. L’ensemble des phénomènes concernant l’enseignement des évolutions en tant que théorie scientifique fondamentale est donc essentiel pour l’avenir de nos sociétés et de nos démocraties. À ce titre, il doit figurer de façon centrale dans les programmes généraux d’enseignement, et notamment au cœur des programmes scientifiques, aussi longtemps qu’il résiste, comme toute autre théorie, à une critique scientifique rigoureuse. […]
16. L’importance de l’enseignement du fait culturel et religieux a déjà été soulevée par le Conseil de l’Europe. Les thèses créationnistes, comme toute approche théologique, peuvent éventuellement, dans le respect de la liberté d’expression et des croyances de chacun, être exposées dans le cadre d’un apprentissage renforcé du fait culturel et religieux mais elles ne peuvent prétendre à la scientificité.
17. La Science est une irremplaçable école de rigueur intellectuelle. Elle ne prétend pas au « pourquoi des choses » mais cherche à comprendre le « comment ». […]
19. En conséquence, l’Assemblée parlementaire encourage les États membres et en particulier leurs instances éducatives :19.1. à défendre et à promouvoir le savoir scientifique ;
http://assembly.coe.int/Main.asp?link=/Documents/AdoptedText/ta07/FRES1580.htm
Extraits
1. L’objectif de la présente résolution n’est pas de mettre en doute ou de combattre une croyance – le droit à la liberté de croyance ne le permet pas. Le but est de mettre en garde devant certaines tendances à vouloir faire passer une croyance comme science. Il faut séparer la croyance de la science. Il ne s’agit pas d’antagonisme. Science et croyance doivent pouvoir coexister. Il ne s’agit pas d’opposer croyance à science, mais il faut empêcher que la croyance ne s’oppose à la science.
2. Pour certains, la création, reposant sur une conviction religieuse, donne un sens à la vie. Toutefois l’Assemblée parlementaire s’inquiète de l’influence néfaste que pourrait avoir la diffusion de thèses créationnistes au sein de nos systèmes éducatifs et de ses conséquences sur nos démocraties. Le créationnisme, si l’on n’y prend garde, peut être une menace pour les droits de l’homme qui sont au cœur des préoccupations du Conseil de l’Europe. […]
5. Les créationnistes remettent en cause le caractère scientifique de certaines connaissances et présentent la théorie de l’évolution comme une interprétation parmi d’autres. Ils accusent les scientifiques de ne pas fournir de preuves suffisantes pour valider le caractère scientifique de la théorie de l’évolution. A contrario, les créationnistes défendent la scientificité de leurs propos. Tout ceci ne résiste pas à une analyse objective. […]
7. Le risque est grand, en effet, que ne s’introduise dans l’esprit de nos enfants une grave confusion entre le registre des convictions, des croyances, des idéaux de tout type et le plan de la science. Une attitude « tout se vaut » peut être d’apparence sympathique et tolérante mais en réalité dangereuse. […]
9. L’Assemblée a constamment affirmé que la Science faisait partie de ses fondements. La Science a permis une amélioration considérable des conditions de vie et de travail, et est un facteur non négligeable de développement économique, technologique et social. La théorie de l’évolution n’a rien d’une révélation, elle s’est construite à partir des faits.
10. Le créationnisme prétend à la rigueur scientifique. En réalité, les méthodes utilisées par les créationnistes sont de trois types : des affirmations purement dogmatiques, l’utilisation déformée de citations scientifiques illustrées parfois par de somptueuses photos et le recours à la caution de scientifiques de renom qui ne sont, la plupart du temps, pas spécialistes de ces questions. Par cette démarche, les créationnistes entendent séduire et distiller le doute et la perplexité dans les esprits des non-spécialistes. […]
15. L’ensemble des phénomènes concernant l’enseignement des évolutions en tant que théorie scientifique fondamentale est donc essentiel pour l’avenir de nos sociétés et de nos démocraties. À ce titre, il doit figurer de façon centrale dans les programmes généraux d’enseignement, et notamment au cœur des programmes scientifiques, aussi longtemps qu’il résiste, comme toute autre théorie, à une critique scientifique rigoureuse. […]
16. L’importance de l’enseignement du fait culturel et religieux a déjà été soulevée par le Conseil de l’Europe. Les thèses créationnistes, comme toute approche théologique, peuvent éventuellement, dans le respect de la liberté d’expression et des croyances de chacun, être exposées dans le cadre d’un apprentissage renforcé du fait culturel et religieux mais elles ne peuvent prétendre à la scientificité.
17. La Science est une irremplaçable école de rigueur intellectuelle. Elle ne prétend pas au « pourquoi des choses » mais cherche à comprendre le « comment ». […]
19. En conséquence, l’Assemblée parlementaire encourage les États membres et en particulier leurs instances éducatives :19.1. à défendre et à promouvoir le savoir scientifique ;
- 19.2. à renforcer l’enseignement des fondements de la science, son histoire, son épistémologie et ses méthodes, aux côtés de l’enseignement de connaissances scientifiques objectives ;
- 19.3. à rendre la science plus compréhensive, plus attractive, plus proche des réalités du monde contemporain ;
- 19.4. à s’opposer fermement à l’enseignement du créationnisme en tant que discipline scientifique, au même titre que la théorie de l’évolution et en général à ce que des thèses créationnistes soient présentées dans tout cadre disciplinaire autre que celui de la religion ;
- 19.5. à promouvoir l’enseignement de l’évolution en tant que théorie scientifique fondamentale dans les programmes généraux d’enseignement.
Les textes de référence de Brest 7-8 juillet 2008
La transmission des savoirs et des connaissances
L'un des enjeux fondamentaux lorsqu'on produit des savoirs et des connaissances consiste à assurer leur transmission. Il existe des exemples célèbres où, par décision, des communautés politiques (de la tribu à l'Empire) ont décidé de stopper l'usage de certaines techniques pour des raisons très variées (la fabrication de grands bâteaux par la Chine, de fusils par les japonais etc). Récemment, dans l'usine de Gandrange, en France, on s'est aperçu qu'une des raisons essentielles de la fermeture de cette entreprise était que la direction avait très mal anticipé les conséquences radicales du départ en retraite de très nombreux ouvriers, dont les connaissances étaient parfois si rares qu'aucune embauche future n'aurait pu les remplacer. La question de la transmission des savoirs et des connaissances est aussi un enjeu essentiel dans la transmission des histoires qu'un peuple (ou qu'une famille) se raconte à lui-même. La fonction de la transmission est aussi vieille que l'humanité. Mais selon les formes qu'elle prend elle change la nature du rapport au savoir. L'apparition du livre a, par exemple, favorisé la démocratisation fulgurante des savoirs, jusque-là chasse-gardée de certaines catégories de la population (roi, prêtre...). Aujourd'hui, la transmission s'effectue de plus en plus par les voies électroniques. Le support livre, s'il ne disparaîtra pas, prend une autre place. Mais l'électronique pose deux soucis: 1) les supports vieillissent eux aussi; 2) comment passerons-nous d'un format numérique aux suivants?; 3) est-ce que le fait de capter des informations binaires, d'archiver des informations sous un code binaire, change notre relation au savoir? A notre construction personnelle?
Les différentes formes de savoirs
La science moderne est d'une telle puissance, elle mobilise tellement de moyens qu'elle a fini, peu à peu, par ambitionner de devenir la seule forme de savoir légitime. Elle dit le Vrai avec un grand V. Elle laisse peu de places à d'autres formes de savoirs, tout aussi utiles. Pourtant, il existe des multitudes de différentes formes de savoirs et de connaissances. Des savoirs ancestraux, fruits de milliers d'années d'apprentissage et d'observation (dans l'agriculture par exemple, mais aussi dans les métiers de l'artisanat, l'art de la cuisine, les métiers de l'art etc). D'autres citoyens concourent à notre compréhension du monde. De très nombreux habitants observent le ciel, et donnent des informations précieuses aux astronomes professionnels. Des ONG gardent des "semences paysannes" qui intéresse peu l'économie marchande. Pourtant elle constitue une source précieuse de conservation de la biodiversité. Toujours dans l'étude de la biodiversité, en France, le seul catalogue national tenu à jour l'est par des amateurs. Question à poser: donner des exemples d'autres formes de savoirs; sont-ils complémentaires, concurrents des savoirs scientifiques? Et inversement?
Sur la fonction critique de la science
Une connaissance scientifique, pour être validée, doit l'être par la communauté des pairs (ceux qui travaillent dans le même domaine). Elle doit être produite dans des conditions reproductibles dans les mêmes conditions. Pour ce qui concerne des connaissances non expérimentales (des théories par exemple), on considère qu'elle est valide tant qu'aucun contre-exemple d'observation ne vient l'invalider. Le processus même de la production de savoirs scientifiques repose donc sur une nécessité de critiquer les savoirs et les connaissances produites par d'autres. En revanche, dans des domaines où plusieurs disciplines sont convoquées (comme le changement climatique par exemple) la validation de connaissances est plus délicate. Si elle nécessite de mettre autour de la table des scientifiques de disciplines différentes, elle nécessite aussi des compétences des scientifiques dans plusieurs domaines. Question à poser: quelle est la formation des scientifiques à la critique? Une formation à des sujets très pointus n'est-elle pas aujourd'hui une limite à l'augmentation de notre compréhension de phénomènes dans divers domaines? Qui juge de la qualité d'une publication? Sur quels critères? Sont-ils tous rationnels et raisonnés?
L'économie de la connaissance
A l'origine de l'émergence du concept de "société de la connaissance", il y a d'abord des enjeux géopolitiques et économiques. La question est: quel doit être le positionnement de l'économie européenne dans le contexte d'une économie globalisée? La réponse fut: elle doit miser sur les métiers à haute plus-value intellectuelle, c'est-à-dire les métiers qui nécessitent des formations de haut niveau. Elle doit donc miser sur les enjeux d'innovation. L'idée est donc de placer les savoirs et la connaissance au coeur du processus de production. Cette idée est liée à une transformation des notions de savoir et de connaissances qu'il s'agit de "breveter". Cette idée donne de la "valeur" aux savoirs. Elle a des implications dans la circulation des savoirs et des connaissances. Une connaissance qui appartient à quelqu'un (ou à une organisation, comme une entreprise) ne circule plus de la même façon. Ceci pose des questions redoutables à la communauté scientifique puisqu'une partie de ses habitudes réside dans la libre circulation des savoirs et connaissances produites, afin de la valider, les critiquer, les remettre en question, les améliorer etc... Enfin, ceci pose des questions Les mots à définir: connaissance, innovation, brevet, valeur. Les questions que l'on peut poser: à qui appartient une connaissance? Qui en profite? Pour quels usages? On pourra étudier des cas d'école.
L'un des enjeux fondamentaux lorsqu'on produit des savoirs et des connaissances consiste à assurer leur transmission. Il existe des exemples célèbres où, par décision, des communautés politiques (de la tribu à l'Empire) ont décidé de stopper l'usage de certaines techniques pour des raisons très variées (la fabrication de grands bâteaux par la Chine, de fusils par les japonais etc). Récemment, dans l'usine de Gandrange, en France, on s'est aperçu qu'une des raisons essentielles de la fermeture de cette entreprise était que la direction avait très mal anticipé les conséquences radicales du départ en retraite de très nombreux ouvriers, dont les connaissances étaient parfois si rares qu'aucune embauche future n'aurait pu les remplacer. La question de la transmission des savoirs et des connaissances est aussi un enjeu essentiel dans la transmission des histoires qu'un peuple (ou qu'une famille) se raconte à lui-même. La fonction de la transmission est aussi vieille que l'humanité. Mais selon les formes qu'elle prend elle change la nature du rapport au savoir. L'apparition du livre a, par exemple, favorisé la démocratisation fulgurante des savoirs, jusque-là chasse-gardée de certaines catégories de la population (roi, prêtre...). Aujourd'hui, la transmission s'effectue de plus en plus par les voies électroniques. Le support livre, s'il ne disparaîtra pas, prend une autre place. Mais l'électronique pose deux soucis: 1) les supports vieillissent eux aussi; 2) comment passerons-nous d'un format numérique aux suivants?; 3) est-ce que le fait de capter des informations binaires, d'archiver des informations sous un code binaire, change notre relation au savoir? A notre construction personnelle?
Les différentes formes de savoirs
La science moderne est d'une telle puissance, elle mobilise tellement de moyens qu'elle a fini, peu à peu, par ambitionner de devenir la seule forme de savoir légitime. Elle dit le Vrai avec un grand V. Elle laisse peu de places à d'autres formes de savoirs, tout aussi utiles. Pourtant, il existe des multitudes de différentes formes de savoirs et de connaissances. Des savoirs ancestraux, fruits de milliers d'années d'apprentissage et d'observation (dans l'agriculture par exemple, mais aussi dans les métiers de l'artisanat, l'art de la cuisine, les métiers de l'art etc). D'autres citoyens concourent à notre compréhension du monde. De très nombreux habitants observent le ciel, et donnent des informations précieuses aux astronomes professionnels. Des ONG gardent des "semences paysannes" qui intéresse peu l'économie marchande. Pourtant elle constitue une source précieuse de conservation de la biodiversité. Toujours dans l'étude de la biodiversité, en France, le seul catalogue national tenu à jour l'est par des amateurs. Question à poser: donner des exemples d'autres formes de savoirs; sont-ils complémentaires, concurrents des savoirs scientifiques? Et inversement?
Sur la fonction critique de la science
Une connaissance scientifique, pour être validée, doit l'être par la communauté des pairs (ceux qui travaillent dans le même domaine). Elle doit être produite dans des conditions reproductibles dans les mêmes conditions. Pour ce qui concerne des connaissances non expérimentales (des théories par exemple), on considère qu'elle est valide tant qu'aucun contre-exemple d'observation ne vient l'invalider. Le processus même de la production de savoirs scientifiques repose donc sur une nécessité de critiquer les savoirs et les connaissances produites par d'autres. En revanche, dans des domaines où plusieurs disciplines sont convoquées (comme le changement climatique par exemple) la validation de connaissances est plus délicate. Si elle nécessite de mettre autour de la table des scientifiques de disciplines différentes, elle nécessite aussi des compétences des scientifiques dans plusieurs domaines. Question à poser: quelle est la formation des scientifiques à la critique? Une formation à des sujets très pointus n'est-elle pas aujourd'hui une limite à l'augmentation de notre compréhension de phénomènes dans divers domaines? Qui juge de la qualité d'une publication? Sur quels critères? Sont-ils tous rationnels et raisonnés?
L'économie de la connaissance
A l'origine de l'émergence du concept de "société de la connaissance", il y a d'abord des enjeux géopolitiques et économiques. La question est: quel doit être le positionnement de l'économie européenne dans le contexte d'une économie globalisée? La réponse fut: elle doit miser sur les métiers à haute plus-value intellectuelle, c'est-à-dire les métiers qui nécessitent des formations de haut niveau. Elle doit donc miser sur les enjeux d'innovation. L'idée est donc de placer les savoirs et la connaissance au coeur du processus de production. Cette idée est liée à une transformation des notions de savoir et de connaissances qu'il s'agit de "breveter". Cette idée donne de la "valeur" aux savoirs. Elle a des implications dans la circulation des savoirs et des connaissances. Une connaissance qui appartient à quelqu'un (ou à une organisation, comme une entreprise) ne circule plus de la même façon. Ceci pose des questions redoutables à la communauté scientifique puisqu'une partie de ses habitudes réside dans la libre circulation des savoirs et connaissances produites, afin de la valider, les critiquer, les remettre en question, les améliorer etc... Enfin, ceci pose des questions Les mots à définir: connaissance, innovation, brevet, valeur. Les questions que l'on peut poser: à qui appartient une connaissance? Qui en profite? Pour quels usages? On pourra étudier des cas d'école.
vendredi 25 juillet 2008
la fonction critique de la connaissance-johanna SILVESTRI
Notre monde s'enrichit de jour en jour de nouvelles connaissances qui sont apportées par le biais des autres qui nous apportent leurs propres connaissances et que nous partageons.
Celles-ci se transmettent de génération en génération mais comme tout, nos connaissances et la science qui en résulte sont en constante évolution.
Mais comment ces connaissances et la science peuvent elles évoluer ? Et bien c'est le fait de toujours remettre en question et de critiquer la science qui l'enrichit et qui lui permet d'avancer.
On peut prendre tout les exemples que l'on veut dans notre Histoire : plus personne aujourd'hui ne peut affirmer que la terre est au centre de l'univers ! Que la terre est plate !!! Que si l'on est né aveugle ou malade c'est à cause des péchés de nos aïeux ! que les feux-follets sont l'oeuvre des esprits qui peuplent les landes !!! et je pourrais citer beaucoup de connaissances erronées.
Si aujourd'hui le niveau de vie de l'Europe est ainsi c'est grâce a la recherche et à la science que de nombreux savants n'ont pas cessés de remettre en question !
C'est d'ailleurs ce que disait Hans-Georg Gadamer qui réclamait une réflexion sur le rôle de la science pour l'avenir de l'Europe. Il affirmait que " la science elle-même a déterminé l'Europe dans sa nature et son devenir historique, qu'elle définit les limites de ce qu'on appelle "européen". C'est dans la seule Europe que cette figure spécifique de l'esprit qu'est la science a pu se constituer en création de culture autonome." et il conclut "le devenir de la science a formé l'Europe".
En effet notre qualité de vie a été beaucoup améliorer par la recherche, la science et la médecine.
C'est pourquoi je pense que l'on ne doit pas arrêter les recherches dans les domaines de la médecine, du développement durable et que la science doit avoir une place très importante dans la société de la connaissance car c'est elle qui nous a permis d'en arriver là : toutes les avancées de la médecine comme le vaccin contre la rage, contre le tétanos mais aussi la diminution considérable de la tuberculose, et l'augmentation de notre hygiène de vie... toutes les innovations technologiques d'ailleurs Bronislaw Geremek, professeur de civilisation européenne disait : "c'est bien l'esprit d'innovation qui semble être intimement associé à l'Europe. Elle a su introduire des technologies nouvelles dans l'agriculture médiévale, utiliser la force du vent, développer des techniques militaires, créer des écoles et des universités, utiliser le charbon, le fer et l'acier, générer des révolutions industrielles, former des sociétés savantes pour promouvoir les science, profiter de son propre génie d'invention et des inventions des autres civilisations" et j'en passe.
Tout ça nous le devons aux connaissances acquises et remises en question et à la science. Et l'on doit se battre pour que les états continuent à financer la recherche qui nous a tellement améliorer la vie.
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